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Essai: Suzuki DR-Z400SM

6 juillet 2006

par Pascal Bastien , moto123.com

Une motocross en tenue de soirée

En Europe, plusieurs années se sont écoulées depuis le lancement de cette discipline peu ordinaire mais très répandue qu'est le supermotard. Le pilote de supermotard doit faire preuve d'un équilibre et d'un talent phénoménaux pour bien performer. Les courses se déroulent la plupart du temps sur une surface de ciment ou d'asphalte lisse comportant des
(Photo: Philippe Champoux)
parties sablonneuses. Les motos sont constamment en dérapage contrôlé au plus grand plaisir des spectateurs. Au Québec, le phénomène est plus récent mais de plus en plus populaire.

Sur le marché québécois, outre KTM avec sa 625 SMC, aucune autre moto de série ne pouvait prétendre appartenir à cette nouvelle race de machines légales pour la route. Certains particuliers se procuraient une motocross à 4 temps et la transformaient en supermotard. Pour ce faire, ils posaient des roues de 17 pouces provenant d'une monture sport ainsi que des pneus à taille basse, coupaient les garde-boue et apposaient les pièces nécessaires à la conduite sur route. Le coût des modifications pouvait facilement atteindre les 3 000 $ ou plus. Le style était au rendez-vous, mais j'avais de sérieux doutes quant à l'efficacité. Depuis 2005, Suzuki nous propose une version supermotard de sa DR-Z400S; le supplément de 800 $ demandé pour la SM est donc une vraie aubaine. La DR-Z400SM est la seule moto du type supermotard abordable sur le marché québécois. Elle est de retour en 2006 pour les amateurs de glisse, et nous l'avons testée.

Beaucoup plus que du style

(Photo: Philippe Champoux)
La version SM n'est pas qu'un exercice de style, il s'agit d'une vraie supermoto des guidons aux pneus. On lui a greffé des roues de 17 pouces, des gommes de route, un monoamortisseur à course longue et une fourche inversée Showa dérivée de la gamme RM de Suzuki. Le bras oscillant est totalement différent et permet de réduire l'empattement; pour ce qui est des freins, on a redimensionné les deux disques uniques à l'avant et à l'arrière. Un garde-boue écourté et des protections de fourche du type motocross lui confèrent un style de compétition. Le cadre à double berceau moderne et rigide est le même qu'on retrouve sur les autres versions; il joue parfaitement son nouveau rôle.

Petite cylindrée, énormément de potentiel

Suzuki n'a fait aucun changement au chapitre de la motorisation. Le moteur de cette SM est un monocylindre à 4 temps d'une cylindrée de 398
(Photo: Philippe Champoux)
cc à double arbre à cames en tête, à 4 soupapes, refroidi par liquide. À mon avis, cette petite mécanique constitue l'un des meilleurs monocylindres sur le marché actuellement. Moderne et bien conçu, il fait extraordinairement bien son travail, émet peu de vibrations pour un monocylindre, et sa plage de puissance est parfaite. Il procure des accélérations décentes et, même, assez énergiques pour procurer du plaisir à un pilote expérimenté. Grâce à un rapport poids/puissance de 3,5 kilos par unité de puissance, cette légère monture couvre le quart de mille en 15 secondes et des poussières. Surprenante pour une si petite cylindrée ! Certaines cruisers de 800 cc ne peuvent en faire autant.
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